Ma Vie

Depuis quelques temps,il me semble souhaitable de laisser une trace de notre vie pour les générations qui nous suivent.

Ma facilité de narration étant très sommaire je vais essayer  de m’appliquer en construisant des phrases les plus simples possibles.

Chapitre 1:1937 a 1940

Né le 2 mai 1937 de sexe masculin à la maternité de Rosendaël,département du Nord. Je suis le onziéme enfant de la famille. Avant moi est née Marguerite,Andrée,Ginette,Jean,

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MARGUERITE
Andrée
ANDREE

Chapitre 2: 1940 a 1945.


C’est la seconde guerre mondiale. Mon premier souvenir marquantse situe en 1941.J’avais 4 ans.C’était une journée froideet grise .Il était de très bonne heure dans ce matin de Février.Les vitres étaient recouvertes de glace. ,lorsque surgit dans la salle a manger qui me servait de chambre un grand gaillard portant une  cape de couleur kaki. Une grande peur m’envahis,je croyais voir un fantôme. Ma mère adoptive que j’appellerais Simone ( J’ai toujours eut du mal a appeler mes parents adoptifs « Maman et papa » par respect pour mes parents biologiques que je n’ai pratiquement pas connus.) se précipite en me disant de ne pas avoir peur car ce soldat qui arrivait dans ma vie n’était autre que André mon père adoptif qui revenait d’Allemagne où il avait été prisonnier de guerre. Je me souviens de l’harmonica qu’il me donna et qui sera mon premier cadeau.
Pour moi a cette époque le mot guerre n’avait aucune signification. Pour les adultes la vie était difficile. Je me souviens des heures d’attente devant les boutiques pour avoir de la nourriture. Nous les enfants nous faisions souvent le relais afin que les parents ne perdent pas leur temps.
A la maison nous élevions  des lapins,des poules,des canards. Pour nourrir ce petit monde nous allions cueillir sur le bord des routes de l’herbe et quelquefois de la luzerne.
Tous les transports se faisaient avec des voitures a chevaux. Le soir et le jeudi je partais avec ma brouette pour récupérer le crottin laissé par les chevaux. Ce crottin servait d’engrais pour le jardin.
Au mois d’Aout 1944 la libération de Paris fut un événement considérable. Je me souviens du jour où l’armée Leclerc est arrivée à Aulnay-sous-Bois-. C’était un matin j’étais occupé a faire mes devoirs de vacances lorsque j’ai entendu un bruit de moteur et des paroles très fortes venant de la rue. Je me précipite dehors et j’aperçois une jeep avec 4 soldats qui demandait à André leur chemin.Quelques heures plus tard  des dizaines de camion remplis de militaires ainsi que des tanks et canons sont passées en direction de l’Est de la région parisienne.
C’était la fête dans notre rue,les gens ont sortis par je ne sais quel miracle des drapeaux tricolores immenses qui recouvraient la face des immeubles.En début d’aprés midi une rumeur s’est propagé a une vitesse immense: »Les allemands reviennent,ils sont sur la route de Mitry »; Les drapeaux ont disparus aussi vite qu’ils étaient arrivés;Nous sommes restés cachés une partie de l’aprés midi jusqu’a l’arrivée d’une voiture sur laquelle était placardé »FFI » qui est venue nous dire qu’il n’y avait plus de danger.
Le soir de la libération nous sommes partis la famille y compris mon chien Blaqui et des voisins a la Porte de Pantin dans un enorme camion de chantier qu’André conduisait et qui appartenait a son entreprise de travaux publics. Pour moi s’était la fête.Je suis resté dans la cabine du camion a la place du chauffeur et je mimais les gestes des chauffeurs; Les adultes sont partis danser toute la nuit. Au petit matin je me suis retrouvé dans mon lit sans m’être rappelé du  retour.
Le lendemain,avec toute une bande de copain,nous sommes partis en courant sur la nationale qui traversait le pays en direction de l’Est. Et là quelle surprise des centaines de camions défilaient remplis de militaires. On a appris plus tard que nous regardions passer des soldats Americains; En faisant des signes ils nous lancaient des choses bizarres que nous n’avions jamais vu et c’est comme cela que nous avons decouvert le Chewing Gum et les cigarettes dites « Americaines ».
En revenant vers notre l’Ecole du Parc, nous sommes tombés sur un regiment ,je crois de Tiailleurs Algeriens ou Marocains ; Ils avaient la roulante qui préparait les repas et nous avons mangés avec eux.